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A propos de l'article précédent intitulé (Un appel adressé au président égyptien...)

 

A propos de l'article précédent intitulé (Un appel adressé au président égyptien...)

 

Publié le 20 février 2019

Traduit par: Ahmed Fathy

 

 

 

Introduction:

 Notre précédent article intitulé (Un message adressé au président égyptien Abdel-Fattah Al-Sisi concernant concernant le récent attentat-suicide au Caire), retrouvé en français sur ce lien (http://www.ahl-alquran.com/English/show_article.php?main_id=19369), a reçu plusieurs commentaires en arabe de la part de certains de nos chers coranistes. Le commentaire du coraniste égypto-norvégien, M. Abdel-Meguid, s'intitule (la voix du Dr. Mansour est celle qui crie dans le vide); le commentaire du coraniste égypto-canadien Dr. Othman M. Ali est intitulé (il n'y a pas d'espoir à Al-Sisi); le commentaire du coraniste libyen M. Saeed Al-Magbary est intitulé (entre céder aux tyrans et la tyrannie du clergé); le commentaire du coraniste palestinien M. Osama Qafeesha est intitulé (je ne comprendrai jamais); le commentaire du coraniste égyptien Dr. Mustafa Ismail Hammad est intitulé (adorer le mal); le commentaire du coraniste allemand M. Ben Levant est intitulé (plus de détails à ajouter). Nous les remercions tous pour leurs commentaires utiles qui ont enrichi la discussion de notre article. Nous rédigeons l'article que vous lisez actuellement afin d'expliquer davantage notre point de vue.

 

Premièrement: entre ignorance et sensibilisation:

1- A l'époque ottomane, M. Ali Pacha, gouverneur puis roi d'Egypte, créa un conseil de consultations composé de chanceliers. Un de ses successeurs au trône, Khedive Ismail Pacha, en a fait le Parlement égyptien et il en a fait un parlement à l'européenne; la première session du Parlement égyptien s'est tenue le 25 novembre 1866. Il s'agissait du tout premier parlement du monde arabe. Le Khédive Ismail Pacha souhaitait que les membres du Parlement égyptien qui souscrivent à ses vues s’assoient à droite et ceux qui s’opposent à ses vues s’assoient à gauche pour imiter les parlements européens; pourtant, tous les membres étaient assis du côté droit; personne n'a osé penser qu'il ne pouvait s'opposer à aucune vue du Khédive d'Egypte. Le Khédive Ismail Pacha n’a jamais compris à l’époque que la démocratie supposait une sensibilisation et une éducation de qualité, réelle et solide, pour permettre à tous de participer activement à la vie politique. Les gens de l'époque savaient que tous les dirigeants étaient généralement des tyrans absolutistes.

2- En fait, le Khédive Ismail Pacha a introduit une grande réforme de l’éducation, mais elle s’est limitée aux classes supérieures et aux membres de l’élite de la société égyptienne. Bien que le gouvernement ait envoyé de brillants étudiants égyptiens en Europe (principalement en France) pour y suivre des cours dans les universités (de même que les féodaux et les capitalistes envers leurs fils à l'époque), la grande majorité du peuple égyptien est restée longtemps dans l'ignorance, n'ayant jamais reçu d'éducation. Après avoir obtenu son doctorat en droit de l'Université de la Sorbonne en France en 1912, Dr. M. Hussein Heikal est rentré en Egypte et est devenu un personnage littéraire, un homme politique et un avocat, puis un ministre. En fait, il a écrit le tout premier roman égyptien qui a ensuite été transformé en film égyptien dans les années 1930. Lorsque Dr. Heikal est devenu candidat aux élections législatives, son rival, déterminé à obtenir un siège au Parlement égyptien, a incité ses hommes à répandre la rumeur parmi les ignorants selon lesquels Dr. Heikal était un partisan de la démocratie et que la démocratie est partager sexuellement toutes les femmes au sein d'orgies! Ce rival a exhorté les ignorants à demander publiquement au Dr. Heikal s'il était un partisan de la démocratie ou non. Lorsque Dr. Heikal a répondu par l'affirmative, les masses étaient horrifiées et le considéraient comme un homme qui a favorisé la promiscuité et qui constituait une menace à leurs femmes! Naturellement, Dr. Heikal a perdu lors de ces élections et son rival a remporté le siège au Parlement égyptien. Dr. Heikal n'a jamais compris que les villageois étaient ignorants et ils n'ont jamais rien su de la démocratie et de la participation politique active basée sur une sensibilisation résultant d'une éducation de qualité, réelle et solide.

 

Deuxièmement: entre sensibiliser et inculquer et enseigner l'ignorance:

1- L'ignorance est une maladie terrible, mais il existe une autre maladie plus terrible: enseigner l'ignorance aux gens. Le mal le plus terrible est d'enseigner et d'inculquer l'ignorance aux autres tout en le qualifiant d'«islam». Nous entendons par là éduquer et enseigner aux gens l'ignorance et la relier au nom de l'islam; cela se produit généralement lorsqu'une religion terrestre (se présentant comme si c'était l'islam) dominait un Etat donné et le faisait se hâter à grands pas vers son effondrement.

2- Sous le règne du khédive Ismail Pacha, Al-Azhar était une simple mosquée avec peu d'étudiants apprenant le fiqh; au moment où de brillants étudiants égyptiens ont été envoyés dans des universités européennes, cheikh M. Abdou est devenu le chef d'Al-Azhar et il a essayé (mais a échoué) de réformer Al-Azhar; d'autres dirigeants d'Al-Azhar ont introduit des réformes limitées au sein d'Al-Azhar et ses quelques succursales d'Al-Azhar ont été établies dans plusieurs villes égyptiennes. Plus tard, le président Gamal Abdel-Nasser a commis une terrible erreur; pour des raisons politiques (principalement pour défier L'Arabie saoudite), il créa de nombreuses écoles primaires et secondaires azharites et introduisit des facultés de médecine, d'ingénierie, de pharmacie, etc. à l'université d'Al-Azhar. A l'époques des présidents Sadat et Moubarak, des écoles azharites financées par L'Arabie saoudite se sont multipliées comme des cellules cancéreuses dans toute l'Egypte afin de propager le wahhabisme. Les autorités militaires et les agents wahhabites (par exemple, le terroristes du MB [les Frères musulmans] et les salafistes) ont commencé à lutter pour plus de pouvoir et d'autorité en Egypte en montrant hypocritement des signes de religiosité en public, en particulier lors des élections législatives. A l'époque de Moubarak, un cheikh wahhabite obséquieux qui servait le régime de Moubarak devint candidat aux élections législatives; il a gagné sans truquer les élections en trompant les masses ignorantes et illettrées quasi religieuses qui adhéraient au wahabisme sunnite; il a soulevé le slogan que les électeurs doivent choisir (le peuple de Dieu) pour les représenter au Parlement égyptien! De cette façon, ce cheikh wahhabite a obtenu son siège au Parlement égyptien. Ce slogan n'est rien d'autre qu'un blasphème; personne ne devrait s’appeler ou se considérer comme (le peuple de Dieu), car cela contredit le chapitre coranique 112 et le verset coranique 6:101. Pourtant, ce cheikh wahhabite s’appuie sur la culture dominante d’ignorance religieuse wahhabite répandue par Al-Azhar et par les médias égyptiens dans les années 1990.

3- La terrible calamité de l'enseignement de l'ignorance est faire croire aux gens qu'ils sont éduqués alors qu'ils ne le sont pas. Les analphabètes admettent leur ignorance et peuvent être aptes et capables d'apprendre un jour. En revanche, les ignorants qui se supposaient bien éduqués même s’ils n’avaient appris que de l’ignorance sont très arrogants et hautains; ils n'admettent jamais qu'ils sont ignorants. Lorsque de tels ignorants apprennent l'ignorance religieuse d'une religion terrestre, ils peuvent se considérer comme des 'envoyés' du Seigneur Dieu pour 'guider' tous les peuples; ils propagent les mythes et les mensonges comme s'ils étaient l'islam; ceux qui osent protester contre cela sont considérés comme des 'apostats' et des 'infidèles' qui rejettent la 'vraie' foi et méritent d'être sévèrement punis / persécutés ou assassinés.

4- Malheureusement, la culture de l'ignorance religieuse domine actuellement l'Egypte; la religion wahhabite de Satan menace de causer des bains de sang et des fosses communes pour enterrer les cadavres; la plupart des victimes seraient parmi les faibles et opprimés de la terre. Pour prévenir de telles atrocités, une prise de conscience accrue ou une sensibilsation doit remplacer l'ignorance religieuse; ceci est possible par une éducation réelle et solide.

5- Sans cette prise de conscience ou cette sensibilsation, aucun bon citoyen (par exemple, le penseur libre et le journaliste du genre de M. M. Abdel-Meguid) ne gagnerait au sein d'élections parlementaires transparentes et libres qui ne pourraient pas être truquées; c'est parce qu'il n'y a pas de citoyens sensibilisés sur la base d'une éducation réelle et solide.

6- Bien sûr, nous appartenons aux gens faibles et opprimés de la terre; nous les défendons et les plaignons et craignons pour eux. Pourtant, parfois, nous imaginons que si nous allions un jour marcher dans les rues animées d'une ville égyptienne et que des gens ordinaires nous reconnaissent comme le le négateur de la sunna qui, selon les accusations d'Al-Azhar portées contre notre personne, déteste le prophète Muhammad et ses compagnons 'saint'. Ces gens ordinaires que nous défendons vont facilement tuer notre personne en supposant que c’est une bonne action qui leur rapportera une place au Paradis: c'est ce qu'ils ont appris des cheikhs et du clergé azharites!

 

Troisièmement: sensibiliser est une obligation ou un devoir islamique oublié:

1- Bien sûr, (sensibiliser) n'est pas un terme coranique; pourtant, sa signification est répétée des dizaines de fois dans le texte coranique dans les verbes (réfléchir), (comprendre), (tenir compte), (raisonner), etc. L'analyse de ces versets contenant ces termes coraniques impliquerait milles de feuilles et on doit couler beaucoup d'encre. Citons quelques versets coraniques pour illustrer ceci: "Nous l'avons fait descendre, un Coran en [langue] arabe, afin que vous raisonniez." (12:2); "Nous en avons fait un Coran arabe afin que vous raisonniez." (43:3); "...C'est ainsi qu'Allah vous expose Ses versets, afin que vous compreniez." (24:61); "...Etes-vous donc dépourvus de raison?" (2:44); "...Ne comprenez-vous donc pas?" (28:60); "...Ne comprendront-ils donc pas?" (36:68).

2- Ainsi, sensibiliser pour discerner, raisonner, réfléchir, apprendre et comprendre signifie que l’on active son esprit. Cela commence par élever les enfants dans le valeur de tout discuter et de tout remettre en question, tout en respectant les points de vue d'autrui qui diffèrent des nôtres et en respectant le droit d'exprimer des opinions divergentes dans le cadre de la liberté d'expression. Ceci est contraire au système éducatif actuel en Egypte basé sur la mémorisation (par exemple, les élèves mémoriseraient des versets coraniques qu’ils n’ont jamais compris). Les étudiants de l'université d'Al-Azhar comprennent mal le Coran, car ils apprennent à révérer et à accepter aveuglément les caprices, les opinions erronées et les réflexions des membres du clergé qui possèdent et façonnent les religions terrestres diaboliques. La notion wahhabite la plus sérieuse enseignée dans les livres sunnites menant à la violence et au terrorisme est de combattre et de mettre à mort les «hérétiques» ou les «infidèles» qui ont des conceptions ou des positions religieuses différentes. Malheureusement, les enfants à qui on enseigne le wahabisme s’accrochent à de telles idées violentes et extrémistes parce qu’ils l’ont absorbé dans leur esprit pendant leur jeune âge; une fois qu'ils ont grandi, ils se transforment en bombes à retardement prêtes à exploser à tout moment lorsque l'occasion se présente.

3- Ainsi, sensibiliser pour discerner, réfléchir, apprendre et comprendre signifie que personne ne se laissera tromper par des charlatans, des escrocs et des fraudeurs pour controller les citoyens au nom de la religion, de la patrie ou du nationalisme.

 

Quatrièmement: la démocratie ne s'épanouira jamais en inculquant et en enseignant l'ignorance:

1- Dans l’ignorance, se présentant comme s’il s’agissait de l’islam, la démocratie a échoué à plusieurs reprises au Pakistan jusqu’à ce qu’un coup d’état se traduise par un régime militaire; la même chose s'est produite au Soudan et se produira en Irak. Ceux qui accèdent au pouvoir dans des pays où l'atmosphère est saturée de wahhabisme commettent des crimes et des injustices (massacres, vols, etc.) dans le cadre de la corruption jusqu'à leur renversement. Malheureusement, les faibles et les opprimés sur terre sont les victimes pacifiques de ces pays, qui souffrent beaucoup, souffrent de la faim et du besoin et sont tués.

2- Avant d'instaurer la démocratie, la culture démocratique devrait d'abord prévaloir en introduisant une réforme législative et une réforme des systèmes éducatifs, tout en revendiquant la liberté d'expression. Sans introduire de telles réformes, un pays donné est comme un patient atteint de cancer et, au lieu de recevoir un traitement, son visage est fortement maquillé pour donner une fausse impression d'être en bonne santé pour tromper les citoyens.

3- Sans une réforme immédiate à tous les niveaux (en particulier la réforme religieuse), l’Egypte restera prise dans le cercle vicieux de la lutte entre les militaires au pouvoir et les gens wahhabites à la recherche du pouvoir (le terroriste MB [ou les Frère musulmans], les salafistes et leurs semblables), et se traduira par plus d'attaques terroristes et d'effusion de sang. C'est une situation de perdre-perdre. Jusqu'au quand ce statu quo serait maintenu?!

4- Il n'y a pas le moindre espoir pour attendre un changement introduit par les citoyens eux-mêmes de la nation égyptienne. Il y a un espoir que des changements et des réformes soient introduits par le pharaon au pouvoir. Il est normal qu'Al-Sisi dirige l'Egypte en tant que président jusqu'à la fin de ses jours. Les tyrans restent généralement sur le trône jusqu'à ce qu'ils soient renversés ou jusqu'à ce qu'ils meurent, alors que la nation égyptienne reste la même et qu'elle ne peut changer le statu quo. Par conséquent, il ne reste plus qu'à exiger d'Al-Sisi d'introduire des types de réformes à tous les niveaux, ce qui conduira à une transition démocratique qui prendra plusieurs années et quelques durées du règne d'autres présidents après Al-Sisi. Nous voulons dire que le processus de transition démocratique prendra plusieurs décennies pour que les citoyens puissent comprendre le sens et la culture des droits de l'homme, des droits de la citoyenneté et de la démocratie. Quand une telle culture sera fermement établie, les citoyens apprendront que personne n’est au-dessus des lois émises par un Parlement dont les membres sont élus parce qu’ils représentent les citoyens sensibilisés et qui ne sont plus trompés par des slogans vides parce qu’ils utilisent leur esprit pour réfléchir et prendre des décisions.

5- Le président Al-Sisi, comme tous les pharaons au pouvoir, a besoin d'un clergé pour soutenir son règne. Bien entendu, les membres du clergé azharite et le chef d'Al-Azhar le savent très bien. C'est pourquoi le chef d'Al-Azhar refuse catégoriquement d'introduire une réforme religieuse ou même de réformer les programmes scolaires d'enseignement azharite. Al-Sisi doit choisir entre (1) renvoyer le chef d'Al-Azhar de son poste afin d'introduire pacifiquement la réforme religieuse tant attendue (et d'autres types de réformes) et d'acquérir une légitimité politique parmi les citoyens, ou (2) prier le Al-Azhar à plusieurs reprises pour une assistance qui ne sera jamais d'aucune utilité et cela fera que le président s'abstiendra d'introduire des réformes tout en ayant peur de la nation et de l'avenir et en restant à l'écart des citoyens.

 

Enfin:

1- De 1982 à nos jours, nous réitérons, sans ennui ni fatigue, l’appel en faveur d’une réforme religieuse immediate. Moubarak n'a jamais répondu à cet appel; peu nous importe que le président Al-Sisi réponde ou ignore cet appel. Un penseur réformiste écrit généralement en s'adressant aux prochaines générations.

2- Les générations prochaines entendront-elles notre voix un jour?!


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